United Kingdom

Cet article explore les diverses formes de migration des femmes, les positions au sein du marché du travail, les intersections de classe, la racialisation et le genre. Je défend que nous devons questionner la relégation des migrants à des circuits subordinés de globalisation et que nous devons étendre nos analyses au-delà de la division entre travail de production et de reproduction dans les secteurs moins qualifiés. L'inclusion de travailleuses migrantes qualifiées peut ajouter une contre-narration distinctive qui inclue le soin et l'éducation des gens à notre conceptualisation de l'économie et la société du savoir, qui tend à être basée sur les secteurs scientifiques et technologiques.

 

I argue that we need to question the relegation of female migrants to the subordinate circuits of globalization and to extend our analysis beyond productive and reproductive labour in less skilled sectors. The inclusion of female skilled migrants can add a distinctive counter narrative, which includes care for and education of people, to our conceptualization of a knowledge economy and society, which tends to be based on scientific and technological sectors.

Cet article se concentre sur les politiques genrées en matière d'immigration en Grande-Bretagne. Dans un premier temps, il s'agit d'examiner la migration et la construction des frontières en Europe et, plus spécifiquement, les implications pour le genre des récentes politiques en matière d'immigration (travail, famille et asile) et la nature genrée de la notion de "frontières sécurisées" et de la notion de "havre de paix" du UK White Paper.

This article focuses on contemporary gendered politics of migration and belonging in Britain. The article starts with an examination of migration and the construction of boundaries in Europe and, more specifically, the gendered implications of recent immigration policies (labour, family, asylum) and the gendered nature of the notion of “secure borders” as well as that of “safe haven” in the UK White Paper.

La promotion de l'économie et la société du savoir, assimilée à l'objet mobile comme porteur de compétences technologiques, de gestion et cosmopolitennes, d'une part et les insécurités face à l'ordre sociale et les identités nationales d'autre part, ont, dans les dernières années, menés à une augmentation de la polarisation entre les migrants qualifiés et ceux qui sont considérés comme n'ayant pas de compétences utiles.

The promotion of knowledge economies and societies, equated with the mobile subject as bearer of technological, managerial and cosmopolitan competences, on the one hand, and insecurities about social order and national identities, on the other, have in the past few years led to increasing polarisation between skilled migrants and those deemed to lack useful skills.

Cet article explore les dichotomies et les invisibilités genrées que sous-tendent le concept de l'économie et la société du savoir à travers une étude de deux figures emblématiques et constrastante qui travaillent dans les technologies de l'information et de la communication et dans le travail domestique ou de soins comme titulaires de différentes configuration du savoir et des compétences dans les circuits contemporains de la globalisation.

This paper explores the dichotomies and gendered invisibilities underpinning the concept of the knowledge economy and society through a closer examination of two emblematic and contrasting figures working in Information and Communication Technology and domestic/care work as bearers of different configurations of knowledge and skills in the contemporary circuits of globalisation.

Despite all researches done on international women migration in the last decades, most common theories took a long time accepting the utility - or even just the existence - of the concept of gender (Gabaccia, 1995, Kofman, 1999 , Willis et Yeoh, 2000). However, these integrative theories failed to properly deconstruct some dichotomies, having maintained what can be call a theoretical reductionism and having failed to articulate gender with other social relations of class and race.

En dépit de toutes les études sur la migration internationale des femmes menées depuis des décennies, les théories les plus courantes ont mis longtemps à accepter l’utilité – et ne serait-ce que l’existence – du concept de genre (Gabaccia, 1995, Kofman, 1999 , Willis et Yeoh, 2000). Toutefois, ces théories intégratives n’ont pas convenablement déconstruit certaines dichotomies, ont maintenu ce qu’on pourrait appeler un réductionnisme théorique et ne sont pas parvenues à articuler le genre avec d’autres rapports sociaux de classe et de « race ».​

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