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La tension entre le droit au regroupement familial prévu par les directives européennes et le souci des États membres de protéger leur souveraineté en régulant la migration a suscité une attention et une inquiétude accrues, notamment concernant les relations familiales frauduleuses (en particulier les mariages de complaisance). Cette contribution se penche sur les formes de contrôle autorisées dans la perspective du droit européen et se questionne à savoir si les pratiques nationales sont conformes au droit européen et aux droits fondamentaux.

The tension between the right to family reunification as laid down in European Directives and Member States’ concern to protect their sovereignty in regulating migration has resulted in growing attention to and concern about fraudulent family relationships (especially marriages of convenience). This contribution addresses the question of what forms of control are permissible from a European law perspective and whether national practices are in conformity with European law and fundamental rights. 

This study seeks to consider how marriage migration to the UK has been regulated from 1900 to the present day, as well as analysing some of the contributory factors to and consequences of such regulation. Immigration in general often raises acute tensions across political boundaries and marriage migrants have raised particular socio-political issues which various administrations have attempted to address over the years. Issues of race, gender, culture and identity and different theorisations of the limits of state power in this area have all been instrumental in contributing to the regulation of marriage migration since the early 1900s.

This research investigates the ways in which marriage migration, which was relatively insignificant in the early phases of post-War immigration, has become the object of intense state scrutiny and the site of political interventions in the past twenty years, as family-related migration became the main legal mode of entry in Western Europe, Canada and the United States (Kraler, 2010). Such interventions have taken different forms, and have become increasingly debated. Indeed, they seem to pit what many deem to be a fundamental principle in Western democracies, namely the right to family life (at least for established citizens), against calls and pressures for tightened migration policies. 

Le système canadien de réunification familiale souffre d’importantes lacunes : retard dans le traitement des demandes, procédures beaucoup trop strictes… qui font que de nombreuses familles se retrouvent séparées pour une durée interminable. En raison de leur situation particulière, les réfugié-e-s se trouvent encore plus affectés par ces barrières.

Depuis la fin de la guerre froide, les migrations internationales sont de plus en plus abordées sous l’angle sécuritaire. Dans un contexte où la mondialisation érode la souveraineté des États, les frontières deviennent un symbole de pouvoir. Elles sont investies par les autorités qui y voient une façon de réaffirmer leur pertinence en s’appuyant sur leur mission traditionnelle, soit celle d’assurer la sécurité nationale. Ce discours fait l’amalgame entre les migrations et l’insécurité provoquée par des phénomènes tels que le terrorisme, le trafic de drogue ou le chômage. On pose également parfois l’immigration comme un péril identitaire. Diverses menaces convergent ainsi vers le migrant, figure impersonnelle apte à représenter tous ces « dangers ».

 

L’évolution de la politique canadienne d’immigration s’inscrit dans cette tendance. Les deux principales réformes du système d’immigration des quinze dernières années constituent deux jalons importants de ce processus de sécurisation des migrations. Par ailleurs, le changement de perspective dans les titres des lois qui ont institué ces réformes n’est pas anodin : on passe de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) de 2001 à la Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (LVPSIC) en 2012. Ces lois, comme d’autres avant elles, mettent en place des mesures justifiées par des discours politiques qui abordent les migrations — et les migrant-e-s — en tant qu’enjeu sécuritaire.

From academic, policy, and sponsors’ perspectives, what is known about the private sponsorship of refugees in Canada? Since its inception in the 1970s, the federal government has enabled the private sponsorship of tens of thousands of refugees across the country. From the outset, the government pledged to resettle one refugee for every privately sponsored individual when the program was first introduced. Yet government plans for 2017 suggest there will be more privately sponsored refugees than government-assisted refugees. Riding a current wave of positive public opinion and high level of engagement in refugee sponsorship by private citizens in Canada, this brief provides a critical overview of what is known about private refugee sponsorship; identifies some gaps and areas of concern; and analyzes in brief negative impacts of policy changes to PSR processing made over the last five years.

Depuis 2011, le Canada a détenu plus de 200 enfants canadiens au Centre de détention d'immigrants de Toronto. Le rapport recommande que le Canada mette en place des alternatives à la détention d'enfants, plutôt que de les détenir dans des centres de détention et les séparer de leurs parents.

 

Le rapport de 57 pages fait le suivi du rapport qui avait été publié en septembre 2016, “No Life for a Child”: A Roadmap to End Immigration Detention of Children and Family Separation. Le nouveau rapport réitère que les familles détenues devraient être relâchées et avoir accès à des alternatives communautaires à la détention. 

Since 2011, Canada has housed more than two hundred Canadian children in detention in Toronto’s Immigration Holding Centre, alongside hundreds of formally detained non-Canadian children, according to the report Invisible Citizens: Canadian Children in Immigration Detention (PDF) from the University of Toronto’s International Human Rights Program (IHRP). The report recommends that Canada urgently implement alternatives to the detention of children rather than confining them in immigration detention facilities or separating them from their detained parents.

 

The 57-page report is a follow-up to the IHRP’s September 2016 report on non-Canadian children in immigration detention, “No Life for a Child”: A Roadmap to End Immigration Detention of Children and Family Separation. The new report reiterates that families in detention should be released outright or given access to community-based alternatives to detention, such as reporting obligations, financial deposits and guarantors.

C’est avec un immense plaisir que nous vous annoncons la parution du premier rapport de recherche réalisé dans le cadre du projet Migration de mariage et technologies de l’amour: comprendre la gouvernementalité de la migration de mariage en Europe et en Amérique du Nord dirigé par Anne-Marie D’Aoust, professeure au département de sciences politiques et membre du CRIEC de l’Université du Québec à Montréal.

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