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Publications des collaboratrices

Le système canadien de réunification familiale souffre d’importantes lacunes : retard dans le traitement des demandes, procédures beaucoup trop strictes… qui font que de nombreuses familles se retrouvent séparées pour une durée interminable. En raison de leur situation particulière, les réfugié-e-s se trouvent encore plus affectés par ces barrières.

Depuis la fin de la guerre froide, les migrations internationales sont de plus en plus abordées sous l’angle sécuritaire. Dans un contexte où la mondialisation érode la souveraineté des États, les frontières deviennent un symbole de pouvoir. Elles sont investies par les autorités qui y voient une façon de réaffirmer leur pertinence en s’appuyant sur leur mission traditionnelle, soit celle d’assurer la sécurité nationale. Ce discours fait l’amalgame entre les migrations et l’insécurité provoquée par des phénomènes tels que le terrorisme, le trafic de drogue ou le chômage. On pose également parfois l’immigration comme un péril identitaire. Diverses menaces convergent ainsi vers le migrant, figure impersonnelle apte à représenter tous ces « dangers ».

 

L’évolution de la politique canadienne d’immigration s’inscrit dans cette tendance. Les deux principales réformes du système d’immigration des quinze dernières années constituent deux jalons importants de ce processus de sécurisation des migrations. Par ailleurs, le changement de perspective dans les titres des lois qui ont institué ces réformes n’est pas anodin : on passe de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) de 2001 à la Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (LVPSIC) en 2012. Ces lois, comme d’autres avant elles, mettent en place des mesures justifiées par des discours politiques qui abordent les migrations — et les migrant-e-s — en tant qu’enjeu sécuritaire.

Depuis 2011, le Canada a détenu plus de 200 enfants canadiens au Centre de détention d'immigrants de Toronto. Le rapport recommande que le Canada mette en place des alternatives à la détention d'enfants, plutôt que de les détenir dans des centres de détention et les séparer de leurs parents.

 

Le rapport de 57 pages fait le suivi du rapport qui avait été publié en septembre 2016, “No Life for a Child”: A Roadmap to End Immigration Detention of Children and Family Separation. Le nouveau rapport réitère que les familles détenues devraient être relâchées et avoir accès à des alternatives communautaires à la détention. 

C’est avec un immense plaisir que nous vous annoncons la parution du premier rapport de recherche réalisé dans le cadre du projet Migration de mariage et technologies de l’amour: comprendre la gouvernementalité de la migration de mariage en Europe et en Amérique du Nord dirigé par Anne-Marie D’Aoust, professeure au département de sciences politiques et membre du CRIEC de l’Université du Québec à Montréal.

This article is based on empirical research with West African migrant women working in prostitution in Paris. Given current migration regulations in Western Europe, as well as state policies on prostitution, the traffickers and people considered to be trafficking victims de facto form part of the same economy of the margins. What is needed to cut down on the number of trafficking victims is to guarantee basic human rights to migrants.

"Dans la préface qu’elle donne au livre de son ancienne doctorante (2008), Françoise Thébaud souligne qu’il s’agit là d’une « histoire sociale et genrée des politiques nationales d’immigration et de naturalisation, et des pratiques administratives qui les mettent en œuvre », à partir du cas de Marseille, au cours des dernières années de la Troisième République (1918-1940). Linda Guerry s’attelle à cette tâche en se confrontant à des milliers de documents puisés dans les fonds archivistiques parisiens (Archives nationales) et marseillais (archives départementales des Bouches-du-Rhône, archives municipales, archives de la Chambre de commerce) [...]".

Inscrites dans la législation sur la nationalité de nombreux États au cours du xix e siècle, les discriminations de sexe concernant la transmission, l’acquisition ou la conservation de la nationalité, en particulier la dépendance de l’épouse à l’égard de la nationalité de son mari, suscitent des protestations de la part de groupes internationaux de femmes dès le début du xx e siècle. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans un contexte marqué par le nationalisme et l’acquisition du suffrage pour les femmes dans de nombreux pays, le débat s’internationalise. Cet article analyse, à l’échelle internationale, les arguments des différents protagonistes de ce débat qui réactive la ligne de tension entre individualisme et familialisme et constitue l’occasion d’une reformulation des contours de la citoyenneté des femmes.

This article analyzes what can happen to forced returnees upon arrival in their country of nationality. Subjective configurations of state agents in the Global South have created return risks, which in turn transform subjectivities of post-colonial citizens. The article contributes to this Special Issue by tracing repercussions of the externalization and internalization of border controls.

This article aims to bypass polarized debates that either accuse migrants of abusing state forms of social protection or accuse states of excluding migrants from welfare provisions. It seeks to do so by analyzing the intersection of formal and informal forms of social protection. 

Danish Institute for international studies - When migrants die in attempts to reach Europe, one response is to launch information campaigns about the risks involved in irregular migration. However, information campaigns seldom stem migration, primarily because they are based on two wrong assumptions: First, that aspiring migrants are ignorant about the risks involved, and, second, that the root causes of exploitative migration rest with human smugglers and traffickers. 

Fil d'actualité

22 juin 2017

Le projet de loi C-6 qui avait comme but d’apporter des modifications à la Loi sur la citoyenneté canadienne a finalement reçu la sanction royale, devenant ainsi une loi. Les changements apportés à la loi bénéficieront des milliers d’immigrants et leurs familles au Canada.

8 mai 2017

Le gouvernement du Canada a éliminé la condition selon laquelle certains époux ou partenaires parrainés par des citoyens canadiens ou des résidents permanents devaient vivre avec leur répondant afin de conserver leur statut de résident permanent.

13 oct 2016

Le gouvernement Trudeau s’apprête à renverser une mesure controversée qui force les femmes immigrantes parrainées par leur conjoint à rester en couple au moins deux ans, à défaut de quoi elles risquent l’expulsion vers leur pays d’origine.