Affective Economies, Neoliberalism, and Governmentality

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Affective Economies, Neoliberalism, and Governmentality

Le capitalisme avancé est caractérisée par un niveau de production symbolique qui non seulement entraîne une dématérialisation du travail, mais repose de plus en plus sur des composantes hautement émotionnelles, allant du désir de la consommation à la gestion de la main-d'œuvre. Des sentiments aussi variés que l'amour, la colère, et le désir sont parties intégrantes des processus néolibérales, mais pas d'une manière sans problèmes et monolithique. Alors que certains dénoncent la mainmise du capitalisme sur le domaine émotionnel, comme le suggèrent la marchandisation de la recherche d'une âme sœur à travers des sites de rencontres en ligne ou de la promotion du café équitable de Starbucks, d'autres rétorquent que les émotions constituent un site privilégié de la résistance à la rationalité du marché. En se fondant sur différentes études de cas allant des frappes de drones, à la crise économique de 2008 en Irlande et è la gestion des migrations de mariage, ce volume se fonde sur cette tension productive entre la soumission et la résistance à travers les lentilles de la notion de gouvernementalité. Concept développé par Michel Foucault, la gouvernementalité jette la lumière sur la façon dont la vie économique et politique sont maintenant gérées par des logiques de sécurité et de calculs économiques. Ce volume explore comment les individus peuvent devenir émotionnellement attaché à des régimes de pouvoir qui sont à leur détriment, comment les processus néolibéral sont concomitante avec la valorisation de certaines dispositions émotionnelles, et comment les économies affectives pourrait fournir un lieu de résistance.

 

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  • Anne-Marie D'Aoust (dir.), Affective Economies, Neoliberalism, and Governmentality, Routledge: Londres and New York, 2015.