L'immigration de conjoint-e-s au Canada

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L'immigration de conjoint-e-s au Canada

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L'immigration de conjoint-e-s au Canada: Synthèse historique et enjeux contemporains des politiques d'immigration canadiennes

C’est avec un immense plaisir que nous vous annoncons la parution du premier rapport de recherche réalisé dans le cadre du projet Migration de mariage et technologies de l’amour: comprendre la gouvernementalité de la migration de mariage en Europe et en Amérique du Nord dirigé par Anne-Marie D’Aoust, professeure au département de sciences politiques et membre du CRIEC de l’Université du Québec à Montréal.

Ce projet d’envergure examine la façon dont la réunification familiale impliquant des conjointes et des conjoints (appelée couramment « migration de mariage ») est devenue l’objet d’une attention étatique et le théâtre d’interventions politiques soutenues au Canada, aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ces interventions visent notamment à mieux juguler les flux migratoires dans un contexte où la réunification familiale est devenue le mode d’entrée légal privilégié et où des considérations sécuritaires remettent en cause les politiques d’accueil. Les pressions pour resserrer les politiques d’immigration au nom de l’impératif sécuritaire semblent toutefois aller à l’encontre d’un principe fondamental des démocraties occidentales, à savoir le « droit » à la famille - à tout le moins pour les citoyens. 

Résumé du rapport
Dès l’époque coloniale, le Canada devient un pays d’immigration. Au XIXème siècle, les premières lois sur l’immigration sont promulguées. Dans la période qui suit l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (appelé Loi constitutionnelle de 1867) qui fait du Canada un dominion doté d’une constitution, l’immigration est encouragée pour peupler et développer économiquement le pays, en particulier le secteur agricole (Acte relatif à l’immigration et aux immigrants de 1869). Les entreprises privées, comme les compagnies de navigation et de chemins de fer, prennent alors une part importante dans la politique d’immigration. Toutefois, les théories raciales qui apparaissent au XIXème siècle vont conduire à mettre à l’écart certains immigrants à partir des années 1880 avec l’Acte de l’immigration chinoise de 1885 (amendé à plusieurs reprises, puis renforcé en 1923). Cela n’empêche pas que, entre 1896 et 1914, le Canada voit près de trois millions d’immigrants franchir ses frontières, cette période constituant une période exceptionnelle d’immigration.

Consultez le rapport pour en apprendre davantage.