Sécurisation

La tension entre le droit au regroupement familial prévu par les directives européennes et le souci des États membres de protéger leur souveraineté en régulant la migration a suscité une attention et une inquiétude accrues, notamment concernant les relations familiales frauduleuses (en particulier les mariages de complaisance). Cette contribution se penche sur les formes de contrôle autorisées dans la perspective du droit européen et se questionne à savoir si les pratiques nationales sont conformes au droit européen et aux droits fondamentaux.

Depuis la fin de la guerre froide, les migrations internationales sont de plus en plus abordées sous l’angle sécuritaire. Dans un contexte où la mondialisation érode la souveraineté des États, les frontières deviennent un symbole de pouvoir. Elles sont investies par les autorités qui y voient une façon de réaffirmer leur pertinence en s’appuyant sur leur mission traditionnelle, soit celle d’assurer la sécurité nationale. Ce discours fait l’amalgame entre les migrations et l’insécurité provoquée par des phénomènes tels que le terrorisme, le trafic de drogue ou le chômage. On pose également parfois l’immigration comme un péril identitaire. Diverses menaces convergent ainsi vers le migrant, figure impersonnelle apte à représenter tous ces « dangers ».

 

L’évolution de la politique canadienne d’immigration s’inscrit dans cette tendance. Les deux principales réformes du système d’immigration des quinze dernières années constituent deux jalons importants de ce processus de sécurisation des migrations. Par ailleurs, le changement de perspective dans les titres des lois qui ont institué ces réformes n’est pas anodin : on passe de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) de 2001 à la Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (LVPSIC) en 2012. Ces lois, comme d’autres avant elles, mettent en place des mesures justifiées par des discours politiques qui abordent les migrations — et les migrant-e-s — en tant qu’enjeu sécuritaire.

Les publics sont une présence sous-théorisée et quelque peu marginale dans les études critiques de sécurité. Cet article soutient qu'une meilleure compréhension des publics peut faire avancer notre compréhension de la gouvernance ainsi que la contestation des régimes et pratiques de sécurité. Nous développons cette argumentaire en trois parties.

Publics are an undertheorised and somewhat marginal presence in critical security studies. This article argues that a better understanding of publics can advance our understanding of the governance as well as the contestation of security regimes and practices. We develop this argument in three parts. 

Dans son article, Barnett fait un plaidoyer convaincant en faveur de la nécessité d'envisager la sécurisation comme un mode de problématisation. Quand il question de sécurité, il nous enjoint d'examiner le rôle des publics et du caractère public sans nécessairement s'engager envers un idéal libéral non réflectif de transparence, de non-ingérence et d'ouverture. Cette réponse se concentre sur deux questions centrales qui émergent quand nous prêtons attention aux publics, à la sécurité et aux espaces de leur déploiement.

In his article, Barnett makes a convincing case for the need to consider securitization as a mode of problematization. When it comes to security, he enjoins us to consider the role of publics and publicness without necessarily committing to an unreflexive liberal ideal of transparency, non-interference and openness. This response focuses on two central issues that emerge when we pay attention to publics, security and the spaces of their unfolding.

The White House announced changes Monday to the government’s visa-waiver program to try to stop those who have visited conflict zones from easily boarding American-bound commercial flights, a move intended to prevent an attack in the United States similar to the ones that struck Paris. But the new measures — which include potentially higher fines for airlines that fail to verify their passengers’ identities and increased information-sharing between countries — are limited, and White House officials acknowledged that they would need Congress to pass legislation to further tighten controls.

Ecuador announced Thursday that it will begin requiring Cubans to get entry visas beginning Tuesday, seeking to discourage the flow of migrants. Deputy Foreign Minister Xavier Lasso said Ecuador wants to curb the flow of migrants who have been using Ecuador as a transit country to reach other nations

Prime Minister Justin Trudeau says the terror attacks in Paris raised some questions in the minds of Canadians about the Liberal promise to resettle 25,000 Syrian refugees and the government wanted to ensure it was being “done right.”

Pages

S'abonner à Sécurisation