Marriage migration

La dernière décennie fut le théâtre d'une augmentation de l'élaboration de lois concernant la migration de mariage en Europe. Une telle attention trahit les multiples préoccupations et angoisses qui s'entrecoupent non seulement avec les questions de gestion de risques, de droits et de citoyenneté, mais également avec des dimensions moins tangibles tels que les émotions, qui deviennent intégrées dans un cadre légal et dans les pratiques de surveillance.

La question des migrations de mariage a récemment attiré l'attention, notamment en ce qui a trait à l'accroissement du nombre de défis auxquels les populations d'États tiers font face en opposition aux citoyens européens lorsqu'il est question de réunification avec un époux ou un conjoint. À travers une analyse juridique détaillée, cet article se propose de se concentrer sur la question suivante: quelles connexions peuvent être faites entre la loi, l'amour, la mobilité et la souveraineté?

The various technics used to control mixed marriages that have been instituted in the last few years by many European countries were developed in a migratory risk management logic instead of being developed to allow the exercice of a fundamental right - the right to live with family - let alone to promote integration of migrants to host societies. 

Le déclin stable du taux de mariage dans les pays d'Amérique du Nord et d'Europe depuis les années 1960 semble avoir relégué le rôle politique du mariage en relation à l'État, un sujet qui intéressait énormément le prolifique écrivain anglais Gilbert Chesterton dans les années 1920, à un état de curiosité historique et d'obsolescence.  

Le lien entre mariage, familly, l'économie et la nation est puissant. Les récents événements aux États-Unis, qui vont de l'adoption du Defense of Marriage Act en 1996 aux référendums nationaux sur la question du mariage entre conjoints de même sexe durant les élections présidentielles de 2004, sont autant de rappels que le mariage est plus qu'un arrangement relevant du domaine domestique privé; il s'agit d'une institution politique. Ce chapitre explore le cas des "mail-order brides" dans le contexte américain.

The link between marriage, family, the economy and the nation is a powerful one. Recent events in the United States, from the adoption of the 1996 Defense of Marriage Act to state referendums on same-sex marriage during the 2004 presidential elections remind us that more than being a private domestic arrangement, marriage is a political institution. This chapter explore the case of the so-called 'mail-order brides' in the United States. 

The steady decline of marriage rates in Nort American and European countries since the 1960s seems to have relegated marriage's political role in relation to the state, a topic that deeply concerned prolific English writer Gilbert Chesterton in the 1920s, to a state of historical curiosity and obsolescence.  

Les différentes techniques de contrôle des mariages mixtes mises en place ces dernières années par plusieurs pays européens ont été élaborées dans une logique de gestion du risque migratoire et non dans la perspective de l’exercice d’un droit fondamental – le droit de vivre en famille –, encore moins dans l’optique d’une intégration aux sociétés d’« accueil ».

The past 10 years have seen an increase in legislation pertaining to marriage migration in Europe. Such attention betrays various concerns and anxieties that intersect not only with issues of risk management, rights, and citizenship, but also with less tangible dimensions such as emotions, which become embedded in legal as well as in surveillance practices.

Marriage migration has recently drawn some attention, notably to the ways in which third-country nationals face increased challenges compared to European citizens when it comes to reunite with their spouse or partner. Foregoing a detailed legal analysis, this article rather seeks to interrogate the following: what connections can be drawn between law, love, mobility and sovereignty?

Pages

Subscribe to Marriage migration