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Les Européens vont s'efforcer jeudi à Malte d'éviter d'apparaître comme une «forteresse» aux yeux d'Africains avec lesquels ils vont signer un plan d'action censé endiguer l'afflux de migrants, qui met à mal leur cohésion.

Les Européens entament lundi à Bruxelles une nouvelle série de réunions dans l'espoir de reprendre la maîtrise de leurs frontières extérieures et d'accélérer le retour de migrants illégaux, face à un afflux qui ne donne aucun signe d'essoufflement.

Plus de 400 000 enfants syriens réfugiés en Turquie sont privés d'école faute de maîtriser la langue turque et par manque de moyens, un phénomène qui contribue à accroître les migrations vers l'Europe, s'inquiète Human Rights Watch (HRW).

Un nouveau drame migratoire en mer Égée a coûté la vie à deux enfants jeudi, entraînant une mobilisation sur l’île de Lesbos « pour que cessent les noyades » entre la Turquie et la Grèce, une zone qui va rester sous haute tension avec 600 000 nouvelles arrivées attendues d’ici février.

Les États membres de l’UE ont entamé lundi à Bruxelles une nouvelle série de réunions pour se coordonner face à une crise migratoire qui ne donne aucun signe d’essoufflement sur le terrain, à l’approche de l’hiver. Les ministres de l’Intérieur européens se sont réunis à deux jours d’un sommet à Malte, où chefs d’État et de gouvernement de l’UE presseront leurs homologues africains de coopérer davantage aux retours de migrants économiques vers l’Afrique.

La Slovénie va installer dans les prochains jours à sa frontière croate des «obstacles techniques», y compris le cas échéant une «clôture», pour mieux contrôler le flux de migrants entrant dans le pays, a annoncé mardi le premier ministre Miro Cerar.

« Assurer une entrée ordonnée, contrôlée » en Autriche. Telle est la volonté affichée par la ministre de l’intérieur du pays, Johanna Mikl-Leitner, qui a annoncé, mercredi 28 octobre, qu’une barrière allait être érigée le long de la frontière avec la Slovénie, également membre de l’Union européenne, afin de contrôler le flux de réfugiés.

Une réaction en chaîne qui fragilise l’espace Schengen. Après la Hongrie, l’Autriche, la Croatie et plusieurs autres pays européens, la Slovénie décide à son tour de restreindre l’accès à ses frontières face à l’arrivée massive de migrants en Europe.

Dans la petite chambre de la famille Hasani, des Kosovars originaires de Mitrovica, les valises sont déjà prêtes. C’est comme si elles n’avaient jamais été défaites. « Retour à la case départ, constate, cynique, Besim, le père, 38 ans. On a tout sacrifié, on s’est endettés pour arriver jusqu’ici, et la seule chose que l’Allemagne trouve à nous offrir, c’est un billet d’avion retour ». Neuf mois après avoir quitté son pays pour l’Allemagne, la famille s’apprête à être rapatriée, comme le seront sans doute aussi les quelque 320 autres demandeurs d’asile originaires du Kosovo, d’Albanie ou du Monténégro qui vivent avec eux dans le centre d’Ingolstadt, en Bavière.

 

Vendredi 30 octobre, 22 candidats à l’exil ont encore péri en Mer Egée et 35 sont portés disparus au large de l’Espagne. Le même jour, l’Allemagne et l’Autriche ont décidé de limiter l’arrivée des migrants à cinq points de leur frontière commune pour mieux contrôler leur afflux.

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